L'amour pour prévenir des problèmes sociaux
Voici une recherche qui pourraient inspirer ceux qui pensent que seule la répression peut régler les problèmes sociaux.
Seth Pollack et ses collègues montrent, dans le dernier numéro des Comptes-rendus de l'Académie des sciences américaine, comment les soins donnés au nourrisson durant ses premiers mois de vie peuvent modifier la production d'hormones jugées cruciales dans la régulation des comportements sociaux.
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L'objectif des psychologues américains était de mesurer les taux de deux hormones, la vasopressine et l'ocytocine, connues pour leur implication dans les comportements sociaux, le stress et l'établissement de liens de confiance.
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Mesurée en dehors de sessions expérimentales, la concentration en vasopressine était en moyenne plus basse chez les enfants adoptés. En outre, "comme prédit, les taux d'ocytocine ont augmenté chez les enfants après ces contacts physiques avec leur mère biologique, écrivent les chercheurs. Mais les enfants (des orphelinats) n'ont pas montré cette réponse avec leur mère adoptive". Ces observations sont, pour les psychologues américains, le signe que l'absence précoce de soins et d'affection altère le développement normal de la régulation de la vasopressine et de l'ocytocine : "Les perturbations de ce système pourraient interférer avec les effets calmants et réconfortants qui émergent entre les jeunes enfants et les proches qui leur procurent soin et affection."
Source : LeMonde.fr et EurekAlert.com
On peut alors se demander ce qu'il en est des enfants traumatisés par le divorce de leurs parents et par les problèmes de la garde alternée (pas toujours bien vécu par tous). On peut comprendre aussi comment les enfants victimes d'actes pédophiles peuvent parfois développer des troubles du même ordre lorsqu'ils deviennent adultes.
Mais, est-ce le système hormonal qui commande nos humeurs ou l'inverse ?
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