Une vie précaire
Un jour, nous sommes nés. Puis, nous allons mourrir. C'est la vie !
Entre temps, nous allons vivre dans des endroits différents, pendant des périodes plus ou moins longues, lieux que nous allons quitter pour des raisons plus ou moins voulues et maitrisées : perte ou gain financier, changement de travail, changement de situation matrimoniale, etc.
Nous allons vivre avec nos parents pendant un certain temps, rencontrer des amis qui resteront dans notre entourage pour des durées variables, supporter des personnes moins sympathiques pendant des jours, des semaines ou des mois qui sont toujours trop longs. On se quitte, on se revoit et on rencontre d'autres personnes.
Nous avons des stages, des boulots, plus ou moins stables, plus ou moins précaires.
Nous cueillons des fleurs qui sont belles, puis se fânent. Nous plantons des arbres que l'on voit grandir et qui nous voient mourrir. Nous achetons des voitures, des vêtements, des objets, du matériel que nous jetterons ou remplacerons un jour.
Nous rencontrons l'amour une, deux, trois, plusieurs fois. Nous oscillons entre bonheur et désespoir. Nous avons des grands moments de chance puis des longues périodes de poisse.
Beaucoup donneront la vie à des enfants. Ils grandiront, à leur manière. Puis ils nous verront rendre l'âme, parfois l'inverse.
Les choses et le temps passent. Parfois pour aller vers du mieux, parfois non. Tout bouge, rien ne reste. Tout est incertitude et précarité.
La Vie continue d'être. Nos vies se meurent, un jour.
Alors essayons de faire en sorte que ce court passage sur Terre, que notre vie parmi tant d'autres, s'inscrive dans une harmonie globalisée.
La souffrance résulterait-elle de notre aveuglement à chercher une impossible stabilité ? Le bonheur serait-il obtenu lorsque nous aurons compris que tout finit par mourrir puis renaître ? Ce jour-là, nous aurons un sourire intérieur qui illuminera notre regard.
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