Une vie précaire

Publié le par Shanti

Photo : Philipp Engelhorn


Un jour, nous sommes nés. Puis, nous allons mourrir. C'est la vie !

Entre temps, nous allons vivre dans des endroits différents, pendant des périodes plus ou moins longues, lieux que nous allons quitter pour des raisons plus ou moins voulues et maitrisées : perte ou gain financier, changement de travail, changement de situation matrimoniale, etc.

Nous allons vivre avec nos parents pendant un certain temps, rencontrer des amis qui resteront dans notre entourage pour des durées variables, supporter des personnes moins sympathiques pendant des jours, des semaines ou des mois qui sont toujours trop longs. On se quitte, on se revoit et on rencontre d'autres personnes.

Nous avons des stages, des boulots, plus ou moins stables, plus ou moins précaires.

Nous cueillons des fleurs qui sont belles, puis se fânent. Nous plantons des arbres que l'on voit grandir et qui nous voient mourrir. Nous achetons des voitures, des vêtements, des objets, du matériel que nous jetterons ou remplacerons un jour.

Nous rencontrons l'amour une, deux, trois, plusieurs fois. Nous oscillons entre bonheur et désespoir. Nous avons des grands moments de chance puis des longues périodes de poisse.

Beaucoup donneront la vie à des enfants. Ils grandiront, à leur manière. Puis ils nous verront rendre l'âme, parfois l'inverse.

Les choses et le temps passent. Parfois pour aller vers du mieux, parfois non.  Tout bouge, rien ne reste. Tout est incertitude et précarité.

La Vie continue d'être. Nos vies se meurent, un jour.
Alors essayons de faire en sorte que ce court passage sur Terre, que notre vie parmi tant d'autres, s'inscrive dans une harmonie globalisée.

La souffrance résulterait-elle de notre aveuglement à chercher une impossible stabilité ? Le bonheur serait-il obtenu lorsque nous aurons compris que tout finit par mourrir puis renaître ? Ce jour-là, nous aurons un sourire intérieur qui illuminera notre regard.
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Publié dans beshanti

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S
C'est très bien ça, le qi qong !! j'ai fait aussi  ;-)
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F
Je trouve ça pas mal, et les questions finales sont bien amenées...Car en définitive, là est bien LA question (unique en réalité): la recherche du bonheur et l'évitement de la souffrance...Puis intervient la subjectivité: le bonheur réside-t-il dans l'accumulation de choses (relire Pérec!) ou -plus profondément- dans un art de vivre qui peut s'accommoder de peu de matériel?Notre époque semble avoir choisi le "toujours plus", avec tout ce que cela entraîne comme excès, regrets et frustrations.Ce résumé n'est pas déprimant: il est un peu triste car il reflète plutôt bien la réalité...<br /> Bon eh ben moi, je vais aller faire ma séance de Qi-Qong... :))
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C
HelloTrès bien, néanmoins, le billet plus bas (vivre tout simplement) parle de «lacher prise» notion - sauf erreur de ma part - que l'on trouve principalement dans les («religions») disons plutot philosophie de vie comme le bouddhisme - ou indouisme.Et puis c'est pas grave hein..bon je retourne faire Za-Zen  ;)  Cordialement.
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S
contre-feux > je me suis dis qu'il pourrait être intéressant de partir d'un mot (malheureusement) à la mode pour le replacer dans un autre contexte. J'ai songé à utiliser le mot "impermanent" mais il avait une trop forte connotation bouddhiste. Or, je ne veux pas spécialement faire l'apologie de cette philosophie orientale et rester le plus neutre possible dans ma vision des chosessancho > déprimant ou réaliste ... ? Se cacher la réalité des choses reste parfois tabou. La mort (ou la fin) des choses et des êtres qui nous entourent notamment. Etre lucide aide à mieux accepter, avancer et rire !! Ne soyons pas aveuglés par un optimiste béat. C'est sans doute dans la dualité d'une société occidentale consumériste à l'extrême et de certains fanatismes religieux que se retrouve l'absence d'une prise de recul lucide par rapport au sens de la vie.Mais, encore une fois, prise de conscience et humour peuvent très bien faire bon ménage !!!!
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S
Votre résumé de la vie humaine est quand même un peu déprimant, heureusement qu'il y a la note poétique finale.
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