La folie de Zidane

Publié le par Shanti



Cet homme est un génie du football. Il a fait rêver tout le monde, chacun veut copier ses tours de passse-passe, ses passements de jambes, petits ponts, ailes de pigeon, etc. Son humanisme, son regard pénétrant, son calme ont enrichi sa légende.

Après avoir pris sa retraite internationale, il a décidé de revenir en équipe de France sur conseil d'une "petite voix". Son but : qualifier la France pour la Coupe du monde 2006. Il a fait bien plus : il l'a conduit en finale.

Ce France-Italie était son match. Tout le monde l'attendait : les fans, la France, les 1 milliard de téléspectateurs, ses partenaires, les enfants. Pour le dernier match de sa carrière, Zidane se devait d'être présent, de ne pas décevoir.

Tout a commencé par un penalty audacieux. Rien de pire pour ridiculiser un gardien que de tenter une Palenca. Vexés, les Italiens, revanchards de 1998 et 2000, ont du tout faire pour pousser Zizou à la faute. Car on le sait susceptible, impulsif, capable du pire en quelques secondes.

Zizou se savait observé, attendu, désiré. il savait que c'était son dernier match. Il voulait se faire plaisir et faire plaisir aux autres. il savait qu'il ne devait pas faillir.

Et pourtant, sur un coup d'impulsivité, le mauvais coup est parti...

Marre de cette pression, marre de sentir que la victoire pouvait lui échapper, marre de la provocation italienne ... il a suffit d'un petit élément déclencheur pour qu'il voit rouge. Marco Materazzi n'a peut-être pas été plus insultant que d'habitude, ou un poil plus. Mais ça a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.

Zizou l'a très certainement regretté dans la seconde qui a suivi mais on est capable du pire lorsque l'on doute, que l'on ne sait plus gérer le stress et qu'un petit élément perturbatueur vient s'ajouter à tout ça.

Ce geste, il s'en voudra tout sa vie, c'est sûr. Car il a déçu tout le monde, y compris lui-même. Surtout lui-même. Il a bien tenté de discuter avec l'arbitre mais le mal était fait. Et il savait qu'il était en tort.

En colère contre cet Italien qui l'a provoqué, en colère contre sa propre réaction, il rentre au vestiaire. On ne le reverra même pas pour la remise des médailles.

La pillule est amère, la page sera très difficile à tourner. Mais le temps fera son chemin. Et il continuera d'avancer. Ce geste, il ne l'oubliera jamais car il sait qu'il aurait pu finir son histoire footballistique sur une note plus positive. Il aurait pu finir en héros, en Dieu vivant. Son image est maintenant ternie à jamais par ce vilain geste.

Il aimerait tant revenir quelques heures en arrière, tout effacer et recommencer. Mais c'est trop tard.
Et la vie continue quand même. Il aura certainement d'autres occasions pour briller.

Tout le monde a voulu qu'il soit un homme parfait, irréprochable. Il ne reste qu'un homme faillible et impulsif, malgré son expérience, son humanisme et sa volonté de bien faire. Restons sur cette image d'un homme bien (sans doute mieux que la moyenne) mais perfectible, comme nous tous, et qui a voulu faire rêver.


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Publié dans Actualités

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S
Andy Verol  >On ne peut pas dire que c'est la politesse qui t'étouffe mais moi aussi, je t'aime bien ! ;)
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A
"C'est peu de choses mais on l'a fait, quoi? Aller en finale de la coupe du monde?<br /> Non, en recollant les plâtres avec les Etats-Unis d'Amérique, l'administration BUsh et l'odeur de mort âcre, persistante et ignoble que NOUS répandons chaque jour, et un peu plus loin pour se gratter les couilles devant la télé en matant un match de foot de culs-terreux. Jusqu'à la mort les français?"<br /> Du coup d'boule littéraire? Ouais c'est là asshole:  http://hirsute.hautetfort.com
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