Le Tibet sur les voies chinoises

Publié le par Shanti

Parti de Golmud (ville chinoise), la première locomotive du train le plus haut du monde est arrivée à Lhassa, samedi 15 octobre, après avoir traversé 1 142 km de plateau tibétain.

Techniquement, le projet était pharaonique : 34 gares, 11 tunnels, 2 647 ponts ont été construits sur une voie ferrée dont les trois quarts du parcours s'effectuent à plus de 4 000 m d'altitude et à une vitesse maximale de 100 km/heure. Le coût de la réalisation frôle les 3 milliards d'euros.

Sur le plan écologique, les autorités semblent, pour une fois, avoir pris conscience des nécessités de protéger la flore et la faune dans des zones encore préservées de toute industrialisation : plus de 200 millions d'euros ont été consacrés à la protection de l'environnement, notamment pour épargner des espèces rares d'oiseaux et d'antilopes. Plus généralement, la Chine s'est engagé a participé à la protection de l'environnement en contrôlant son industrie.

N'oublions pas que ...

Pour Pékin, il s'agit de développer une zone économiquement "arriérée" tout en poursuivant la sinisation d'un Tibet historiquement rétif à l'intégration. En 1950, les troupes de l'armée populaire de libération envahirent l'ancien royaume du dalaï-lama, que Pékin transforma, il y a quarante ans, en une région qui n'a d'"autonome" que le nom. Selon l'agence de presse Chine nouvelle, la création de la ligne de chemin de fer "permettra de changer l'économie et la société tibétaines ; dans les dix ans à venir, le tourisme, les mines, les alimentations bio et la médecine tibétaine seront des secteurs à développer en priorité" . Mais un trafic estimé à 900 000 voyageurs l'an permettra également à Pékin de poursuivre la "colonisation" du Tibet par l'ethnie Han ­ qui constitue la majorité de la population chinoise.

Je continuerais donc de demander à protéger le peuple et la culture tibétaine de l'invasion chinoise.

Source : Le Monde.fr
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Publié dans Actualités

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