Projets pour la recherche

Publié le par Shanti

Le projet de loi de programme pour la recherche sera consulté en premier examen au Sénat à partir du 16 décembre, en pleine période des fêtes de fin d'année.
Dans un premier temps, 3 000 postes de chercheurs ont été créés au budget 2006. Aux crédits de la mission interministérielle "recherche et enseignement supérieur" (Mires) en hausse de 800 millions d'euros par rapport à 2005, s'ajoutent 800 millions d'euros d'autorisations d'engagement en 2006 sur les crédits d'investissement de l'Agence nationale de la recherche (ANR).

PAS SUFFISANT

La loi de programmation prévoit de faire passer les crédits destinés à la recherche (hors Agence de l'innovation industrielle) de 19,7 milliards d'euros en 2005 à 24 milliards d'euros en 2010. Un effort cependant loin de rassurer la communauté scientifique, qui, dans un appel commun signé par la Conférence permanente du Conseil national des universités, la Conférence des présidents du Comité national de la recherche scientifique, la Conférence des présidents d'université et les principaux animateurs de Sauvons la recherche (SLR), insiste sur la nécessité d'une "programmation sur cinq ans des emplois statutaires", alors que le projet de loi ne prévoit que le remplacement sur cinq ans des départs à la retraite.

Pas suffisant, non plus, pour souscrire aux objectifs de la "stratégie de Lisbonne", qui considèrent que, pour parvenir à l'"économie de la connaissance la plus compétitive", les dépenses en matière de recherche et développement dans l'Union européenne devraient atteindre 3 % du produit intérieur brut en 2010. Avec 2,2 % du PIB, la France en est loin : loin également des 3,2 % du Japon, des 2,8 % des Etats-Unis, ou même des 2,5 % de l'Allemagne, alors que la Suède, avec un investissement de 4,3 % de son PIB, compte plus de 10 chercheurs pour 1 000 emplois.

De 1993 à 2003, la France a glissé du 5e au 13e rang mondial pour la part qu'elle consacre à cet effort. En 2001, elle ne représentait plus que 6,1 % des dépôts de brevet en Europe, soit une baisse de 14 % en cinq ans. Outre le manque de moyens, la recherche française souffre du cloisonnement et du morcellement. Quant à l'évaluation, "elle fait l'objet de procédures et de pratiques très variables, dont certaines paraissent assez éloignées des standards internationaux", note en termes choisis la commission sénatoriale.

Le principal objectif de ce projet de loi est donc de favoriser les rapprochements entre public et privé, d'encourager les regroupements en créant des pôles de recherche et d'enseignement supérieur (PRES). Il installe à la tête du système de recherche un Haut Conseil de la science et de la technologie et prévoit la création d'une Agence d'évaluation.

Source : LeMonde.fr

Mais, alors que les budgets de la recherche paraissent augmenter, celui du CNRS est à la baisse ... En fait, la hausse profite surtout à l'Agence Nationale de la Recherche, qui elle-même, finance des projets de recherche dont les intérêts sont politiques. Seul hic : il n'y a pas toujours d'adéquations entre les intérêts des uns et les thématiques du CNRS ...
C'est donc toute la recherche appliquée, en liaison direct avec des entreprises, qui devrait être gagnante de l'opération.
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