Démission au CNRS

Publié le par Shanti

La recherche est en crise. Le collectif "Sauvons La Recherche" essaye depuis quelques années de tirer la sonnette d'alarme face aux baisses budgétaires touchant plus particulièrement la recherche fondamentale. Ceci est d'autant plus grave que cette recherche relève d'une véritable vision à long terme puisque seule capable d'apporter le savoir et les outils nécessaires à la recherche appliquée. Se priver de connaissances fondamentales s'est risquer la maladie d'Alzeihmer pour la science de demain.

Néanmoins, une réforme de la recherche est nécessaire : administration lourde, problèmes de visibilité à l'international et cohérence avec des enjeux de la société. Face à ces problèmes de restructuration, Bernard Meunier, président du CNRS, a donné sa démission (voir extrait ci dessous). Le débat de la réforme de la recherche continue notamment sur Imagine2012.

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Dans une lettre au personnel, Bernard Meunier déplore une "réticulation administrative excessive" face "aux défis" qui attendent le CNRS.

L e président du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) a démissionné. Bernard Meunier l'a annoncé vendredi 6 janvier dans une lettre au personnel transmise à la presse.
Bernard Meunier déplore dans cette missive une "réticulation administrative excessive (qui) ne semble pas la meilleure manière de répondre aux défis scientifiques qui attendent notre établissement".
"En m'effaçant, je souhaite (...) hâter la mise en place d'une gouvernance renouvelée, plus adaptée aux actions que doit engager le CNRS pour assurer sa place au sein de l'ensemble du dispositif de la recherche française et européenne", ajoute Bernard Meunier dans sa lettre. Il estime que "ceci doit se faire en se tournant vers des modes de fonctionnement simples et dynamiques, adaptés à l'environnement scientifique international".
Il est "plus que jamais, nécessaire d'alléger notre gestion de la recherche pour libérer les énergies de chacun afin que nous puissions consacrer tous nos efforts à des projets scientifiques ambitieux", souligne-t-il.

De plus en plus de pays compétiteurs

L'ancien président déclare qu'il avait eu, à sa nomination, "l'espoir de pouvoir contribuer à la réorientation du CNRS vers des structures dynamiques au service d'une recherche de haut niveau dans un monde ouvert avec de plus en plus de compétiteurs, non seulement les autres pays européens, les Etats-Unis et le Japon, mais également la Chine, l'Inde et de nouveaux pays émergents".
"Nous avons tous besoin d'un CNRS fort, réactif, audacieux, ouvert sur la société, capable de faire face aux grands défis scientifiques de ce début de siècle et conscient de l'enjeu majeur que représente le passage à un développement durable sur notre planète, seule façon d'assurer l'existence de tous de manière harmonieuse et pacifique", écrit-il enfin.

Source : Nouvel Obs
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