Politic Circus Show

Publié le par Shanti



La publicité a pour volonté de faire passer une information afin de convaincre et séduire. Le concept principal de séduction, au cœur même de la publicité politique, s’articule autour de deux aspects.
Le premier est relatif à l’objectif à atteindre : plaire et attirer le citoyen par une représentation séduisante des idées défendues par un parti, par exemple.
Le deuxième aspect est celui défendu par les détracteurs de la publicité politique : le risque d’une manœuvre, d’une manipulation plus ou moins frauduleuse qui pourrait ramener aux heures sombres de la propagande. Ainsi, Georges Durandin soulève le risque bien présent de manipulation dans son livre Les Mensonges en propagande et publicité (Paris, Puf, 1982) : « le meilleur antidote du mensonge, c’est la connaissance ». Ceci est d’autant plus vrai que les médias connaissent un désaveu manifeste de légitimité depuis la Guerre du Golfe en 1991 et les manipulations de l’information orchestrées par les médias et les instances politiques.


En nous concentrant plus particulièrement sur la publicité des partis politiques, il est intéressant de noter les évolutions des médias utilisés par ceux-ci. Les idées politiques sont proposées, véhiculées avant tout dans les meetings organisés par les partis eux-mêmes. La force médiatique de la télévision et de la radio sur la population française présente un intérêt significativement important pour toucher un grand nombre de personnes. Ainsi, les spots publicitaires sont un outil stratégique de taille dans la communication politique. Suite à la loi de 1986 réglementant la publicité des partis, peu à peu, les médias ont été utilisés différemment pour séduire les citoyens.


Dès les années 1960, le Général de Gaulle, alors Président de la République, révolutionne le monde politique en utilisant la télévision et la radio pour défendre des idées et présenter les nouvelles réformes. Depuis lors, différents hommes politiques, incarnant un parti, se présentent aux différents médias pour communiquer leur programme, leurs contestations et leurs propositions. C’est alors l’essor des émissions politiques telles que celles présentées par Jean-Pierre Elkabbach, par Anne Sinclair et « Sept sur sept », par François-Henri de Virieu et « L’heure de vérité » et, plus proche de nous,  Yves Calvi et « C’est dans l’air » ou Serge Moati et « Ripostes ».


Puis l’homme politique se déplace vers les émissions de variétés pour casser avec l’image austère que peut susciter leurs fonctions. Lionel Jospin, Jacques Chirac et Arlette Laguiller ont notamment fait des passages remarqués dans les émissions de déguisement animées par Patrick Sébastien. Un phénomène nouveau dans le monde politique commence à voir le jour. De plus en plus, la véritable personnalité des hommes politiques intéresse les médias et, en contrepartie, ceci permet au politique d’apporter un nouvel outil stratégique dans sa communication avec les citoyens. Les reportages télévisés dans « Envoyé Spécial » sur France 2, « Sept à huit » sur TF1, les dossiers de presse écrite dans « Gala » et, poussé à l’extrême, les émissions de talk-show animées par Michel Drucker (« Vivement Dimanche »),  Thierry Ardisson (« Tout le monde en parle ») ou par Pascale Clarke (« En aparté ») se présentent comme une force communicante devenue indispensable dans l’évolution de la carrière politique. Séguéla va même jusqu'à dire que Jospin a perdu les élections de 2002 car il a refusé de participer à l'émission de Drucker ...

Et maintenant, la blogosphère


Chaque homme politique, ou presque, est maitenant doté d'un blog, tout comme les stars sont tatouées par une assocaiton caritative. Ce blog est le plus souvent écrit par des conseillers, tout comme pour les discours ou les petites phrases chocs prononcées dans telle ou telle émission ou intervention auprès des journalistes.

Nous assistons maintenant à un nouveau phénomène : le pronétariat (Joël de Rosnay). Les e-citoyens commencent à inonder la toile en créant des sites ou des blogs orientés vers des enjeux sociétaux, économiques, politiques, environnementaux, etc. Cette force de frappe médiatique est bien entendu loin d'échapper à la classe politique. Eternel précurseur, Loic le Meur a ouvert les hostilités en podcastant Nicolas Sarkozy. Sur son même blog, suivront André Santini, Christophe GIrard, Frederic Dutoit.

Voilà donc que les bloggueurs deviennet des journalistes en puissance, plus précisément des relayeurs d'opinions, des diffuseurs d'images ou des complices du pouvoir. Encore une fois, Sarkozy ouvre le bal en invitant les bloggueurs à sa présentation des voeux 2006. Seule réaction de la blogosphère :
"Ouais, c'est génial, on est reconnu par le ministre. On y va, on montre que l'on est présent, on parle des autres bloggueurs inivtés, on fait son auto promo au passage. Et puis il est cool de nous avoir invité. En plus, le buffet était génial !".

Et ça continue avec Michèle Alliot Marie et François Bayrou qui invitent la blogosphère. Le PS semble à la traine (comme d'habitude ?).

Quid des critiques des idées politiques ?? Aucune, bien évidemment puisque le but de cette invitation n'est pas d'attendre des critiques mais de faire du buzz. Il faut faire parler de soi. Et tout le monde s'agite dans tous les sens : les politiques, les bloggueurs, les journalistes. En ordre dispersé mais avec comme unique volonté de se montrer.

Tout comme les jeunes vont dans les télé-réalités pour faire parti de la grande famille du show-biz .

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S
Je n'ai pas reçu d'invitation mais c'est très très affligeant s'ils demandent à parler de cette conférence sur ton blog.Mais où va-t-on les enfants ?
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M
faire parler ça oui... tu as vu sur l'invit... il faut dire que tu es au congrès... de l'udf... pfff<br /> http://malisan.over-blog.com/article-1640447.html
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