Et maintenant ?
Deux des 6 pays fondateurs de l'Europe viennent donc de dire "Non et "Nee" à l'adoption d'une constitution.Une dynamique vient de se casser. Il faut espérer qu'au-delà du chaos politique et économique que ces "non" engendrent, les instances de Bruxelles sauront décrypter le message caché (je leur souhaite bien du courage).
Pourquoi n'y a-t-il pas eu une véritable campagne européenne avec un jour unique de vote pour les 25 pays ? Cela aurait eu le mérite de montrer la volonté d'unir les Européens dans une même démarche électorale, dans un élan citoyen commun. En laissant chacun des pays organiser ses propres élections, c'était évidemment une porte ouverte à une campagne centrée sur les critiques de la politique nationale. Les plus forts pour créer la confusion, pour tout mélanger, pour entretenir les amalgammes - en gros les partis de l'extrême - s'en sont donnés à coeur joie. Il est clair que beaucoup de choses doivent changer : plus grande transparence des politiques, plus d'écoute, plus plus plus ... Les leaders du "Non" doivent maintenant assumer l'état actuel des choses et proposer une réelle alternative, s'il y en a une, et ils doivent surtout arrêter de dire "C'est maintenant à J. Chirac de prendre ses responsabilités et de savoir ce qu'il a à faire". Très (Trop) facile à dire !! N'ont-ils rien à d'autres à proposer ?
En attendant, nous voilà tous divisés. Une réunion européenne sera tenue les 16 et 17 juin pour discuter de la suite à donner aux événements. Elle promet d'être houleuse et tendue. Il y a des jours où je suis bien content de ne pas être au pouvoir !!!!!!