Science sans conscience
Un article à paraître dans le journal Nature du 9 juin révèle une étude à faire palir Michael Jackson ! Une équipe de Minneapolis a effectué un sondage anonyme sur plus de 3000 chercheurs américains de la National Institute of Health (équivalent de l'Inserm en France). Plus d'un tiers des sondés avouent avoir bafoué la déontologie pour publier des articles.
Cela va de la falsification de données à la divulgation d'informations confidentielles, voire l'utilisation d'idées d'autrui. Pourquoi en arriver à ce point et quel est l'intérêt, me direz-vous ? Et bien la réponse est simple. Pour qu'un chercheur existe, c'est-à-dire trouver des financement pour continuer ses travaux, il doit publier des articles dans des revues de renom. Plus il publie, plus il est reconnu, plus il a de sous ... et donc il publie d'autant plus. Ce cercle infernal pousse donc les chercheurs à utiliser toutes les ficelles possibles pour avoir un article suffisamment "séduisant" pour être publié, jusqu'à tricher. On en juge plus vraiment un article sur le fond réel mais sur la réputation des auteurs et sur le résultat le plus extraordinaire possible, sans chercher à savoir si les méthodes utilisées pour y parvenir sont bonnes ou non.
Cela ne fait que confirmer une tendance que l'on soupçonnait déjà, suite à la parution de certaines études issues de laboratoires pharmaceutiques qui falsifient ou maquillent leurs études pour mettre leurs médicaments sur le marché. Malheureusement, ce sont toujours les innocents qui trinquent.
Et après on va me dire que la médecine naturelle (pour ne pas dire parallèle) n'est pas valide. Qui dit que ce ne sont pas les labos pharmaceutiques qui falsifient les données pour montrer que ces thérapies ne sont pas efficaces ?