L'avenir de la recherche
Dominique de Villepin vient de mettre en place "un pacte pour la recherche". Après trois gouvernements muets sur ce thème, le Premier Ministre décide de se lancer dans la sauvegarde de la recherche. On y retrouve des lois d'encadrement de la recherche, une série de mesures réglementaires et fiscales.
Il y a peu, étaient lancés les pôles de compétitivité permettant une meilleure coordination de la recherche et des applications industrielles. Maintenant, le gouvernement mise sur l'Agence Nationale pour la Recherche (ANR) pour décider des grandes thématiques de recherche. Les membres de cette commission ne seront plus élus par les collègues-chercheurs mais seront nommés par le Gouvernement. Tout ceci dans un souci de "cohérence et de transparence".
Effectivement, il était d'usage que des copinages entre chercheurs falicitent le financement de certains projets, pour des raisons de gloire personnel. Le système fonctionnait en boucle. Maintenant, ce sera beaucoup plus dur. Mais, y gagne-t-on vraiment ? Les membres de l'ANR seront placés par des politiques, qui eux mêmes sont influencés par des lobbys industriels très puissants (pharmaceutique ou aéronautique par exemple). Quelques coups de fils judicieux permettront alors aux grands groupes privés de demander des financements supplémentaires via l'ANR pour favoriser tel ou tel projet au sein d'un pole de compétitivité.
Le système sera-t-il vraiment plus transparent. En tout cas, il risque de répondre à une cohérence économique ...
Quelques points vraiments positifs sont à noter :
-revalorisation des allocations de recherche pour les doctorants (dont le montant est acutellement sous la barre du SMIC),
- les jeunes maîtres de conférence seront déchargés de certaines heures d'enseignement pour mieux préparer leur projet de recherche,
- l'embauche de jeunes docteurs sera facilité (pour éviter la fuite des cerveaux)
L'avenir de la recherche sera donc de plus en plus orienté vers la mise à disposition des cerveaux à des seuls fins économiques et politiques. Il n'est nullement question de la recherche fondamentale qui certes peut paraître loufoque, se poser des questions loin des préoccupations du plus grand nombre, mais qui reste néanmoins nécessaire pour non seulement la beauté du Savoir mais aussi pour parfois offrir à long terme de magnifiques outils pour faire avancer la recherché appliquée.
La recherche pourra se focaliser sur l'élaboration de voitures qui roulent avec autre chose que du pétrole (des protoypes commencent à voir le jour) et sur de nouveaux médicaments, vu que le ministre de la Santé vient de demander le déremboursement de 156 médicaments jugés inefficaces.
Il y a peu, étaient lancés les pôles de compétitivité permettant une meilleure coordination de la recherche et des applications industrielles. Maintenant, le gouvernement mise sur l'Agence Nationale pour la Recherche (ANR) pour décider des grandes thématiques de recherche. Les membres de cette commission ne seront plus élus par les collègues-chercheurs mais seront nommés par le Gouvernement. Tout ceci dans un souci de "cohérence et de transparence".
Effectivement, il était d'usage que des copinages entre chercheurs falicitent le financement de certains projets, pour des raisons de gloire personnel. Le système fonctionnait en boucle. Maintenant, ce sera beaucoup plus dur. Mais, y gagne-t-on vraiment ? Les membres de l'ANR seront placés par des politiques, qui eux mêmes sont influencés par des lobbys industriels très puissants (pharmaceutique ou aéronautique par exemple). Quelques coups de fils judicieux permettront alors aux grands groupes privés de demander des financements supplémentaires via l'ANR pour favoriser tel ou tel projet au sein d'un pole de compétitivité.
Le système sera-t-il vraiment plus transparent. En tout cas, il risque de répondre à une cohérence économique ...
Quelques points vraiments positifs sont à noter :
-revalorisation des allocations de recherche pour les doctorants (dont le montant est acutellement sous la barre du SMIC),
- les jeunes maîtres de conférence seront déchargés de certaines heures d'enseignement pour mieux préparer leur projet de recherche,
- l'embauche de jeunes docteurs sera facilité (pour éviter la fuite des cerveaux)
L'avenir de la recherche sera donc de plus en plus orienté vers la mise à disposition des cerveaux à des seuls fins économiques et politiques. Il n'est nullement question de la recherche fondamentale qui certes peut paraître loufoque, se poser des questions loin des préoccupations du plus grand nombre, mais qui reste néanmoins nécessaire pour non seulement la beauté du Savoir mais aussi pour parfois offrir à long terme de magnifiques outils pour faire avancer la recherché appliquée.
La recherche pourra se focaliser sur l'élaboration de voitures qui roulent avec autre chose que du pétrole (des protoypes commencent à voir le jour) et sur de nouveaux médicaments, vu que le ministre de la Santé vient de demander le déremboursement de 156 médicaments jugés inefficaces.
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